Cinéma : entre retour aux sources et révolutions de l’IA
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Le monde du petit et grand écran est en pleine évolution. Entre les nouvelles technologies, les fusions, les nombreuses grèves, on peut observer deux tendances parallèles : d’un côté un renversement majeur vers la tech et l’IA ; de l’autre, un retour aux anciennes pratiques, comme l’Imax 70 mm mis en avant depuis deux semaines avec L’Odyssée de Christopher Nolan.
As Nolan intended ou as George Lucas intended ?
L’Imax 70 mm, c’est une pellicule géante qui fonctionne avec une caméra argentique. Elle est beaucoup plus large et plus détaillée. Pour Nolan, c’est une manière de revenir à ce qui fait l’essence du cinéma : des effets spéciaux sans numérique, réalisés avec des animatronics et des effets de caméras. Pour la scène des Lestrygons, Nolan a recruté des cascadeurs de 2m10 et une doublure pour Matt Damon de 1m50… Un retour vers les effets spéciaux à la Méliès !
Pour le voir as Nolan intended, il faut un cinéma équipé d’un écran Imax 70 mm… Mais il n’y en a que 41 dans le monde, dont seulement trois en Europe à Londres, Bruxelles et Montpellier. Les réservations de train ont augmenté de 30% depuis que la préfecture de l’Hérault capitale du cinéma et de la série tv s’est dotée de cette technologie. Un format élitiste ou une manière de réinterroger la place du numérique dans l’économie du cinéma ? L’univers de l’Odyssée sera tout de même disponible sur Fortnite pour le plus grand bonheur des joueurs. Pas de numérique (Nolan n’a même pas de smartphone ni même d’adresse mail)… mais clairement une stratégie transmédia dessinée ici.
Autre mouvement de fond dans le septième art. D’autres réalisateurs soutiennent pleinement l’IA. Connu pour être un technophile dans le domaine du cinéma, Georges Lucas souhaite de son côté que l’intelligence artificielle soit utilisée dans toutes les étapes de la réalisation. La calèche ou l’automobile ? Pour Lucas, l’IA renforce tout simplement le moteur pour faire d’une simple coccinelle… une voiture F1.
Et dans le petit écran, on en pense quoi ?
Netflix utilise déjà l’IA générative sur près de 300 séries et films, et ça pourrait raviver les tensions à Hollywood. L’intelligence artificielle générative se déploie rapidement sur l’ensemble des étapes de production. Netflix a d’ailleurs déjà investi 587 millions dans la société de Ben Affleck.
Autre actu notable pour la plateforme VOD : après les films et les séries, Netflix souhaite désormais proposer aux consommateurs/clients des contenus de médias sous format vidéo, une sorte de réseau social premium (d’abord disponible dans les pays anglophones).
Une question se pose alors : que se passera-t-il quand les plateformes et producteurs feront appel à l’IA pour produire ou enrichir les contenus, pour le meilleur... et pour le pire ?

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